LA PUISSANCE DES VAGUES

Auteurs et mise en scène :

Vincent Dujardin & Karine Warlop

Avec :

Eglantine Ducornet – acrobatie aérienne
Louise Tigné : acrobatie aérienne
Hartmut Reichel : danse aérienne – chorégraphe
Karine Warlop : comédienne – direction d’acteurs

Création de masque : Anne Valet
Création son : Stéphanie Laforce

Le décès de l’être aimé, une pandémie, un accident mortel ou handicapant, l’amour, tous ces événements qui nous rappellent à notre humilité, notre fragilité, à l’ordre fragile du vivant, à ce que nous ne maitrisons pas. Ces vaguent que nous n’attendons pas et qui nous submergent, nous emportent sans que notre volonté n’y puisse rien. Celles du surfer tant attendues, qui ne viennent pas. Chahuteuses, insidieuses, lointaines, scélérates, infra – gravitaires, berçantes, rythmées, longues, courtes, elles sont là, semblent anarchiques, mais là, irrémédiablement. Elles nous transportent, nous tripotent, elles montent en puissance, elles arrivent de n’importe où, à n’importe quel moment et nous submergent. Elles nous comblent d’une joie inouïe, se hissent jusqu’à la rive de nos paupières imbibées. Une fois passée, elles nous laissent seul échoué face à notre impuissance, harrassé !… Doucement, pourtant, en elles, nous puisons la force de leur intime balancement… de ce va et viens inconditionnel, né une énergie primaire, un souffle, un rythme qui nous retient et nous pousse en même temps, nous porte …

Au fond de chacun de nous, elle rythme l’eau qui nous façonne. De leurs rythmes innés, au plus profond de nous les vagues font monter le désir, nourrissent le plaisir, engendrent la jouissance. Elles s’insinuent, s’étendent, s’entremêlent, se chevauchent. Une, deux puis trois toujours plus loin, roulent, s’embobinent, se prononcent, s’érigent, se jettent, claquent. Elles nous rincent ou nous emporte vers l’inconnu, vers le néant béant qui s’ouvre. Rien n’est pareil après le tsunami ! La destruction est sidérante… Nous devons lâcher toute vaine matérialité… Tout au fond encore, un mouvement infime recommence à nous porter. En Sisyphe, nous nous relevons, poussé par sa force, une, deux puis trois toujours plus loin, laissant passer ce qui s’en va, un, deux puis trois, laissant venir celles qui vient.

Dispositif scénique fluvestre ( entre fluvial et berge) :

Le « Marie-Alice » : Un bateau « Luxmotor » naviguant de 36m X 5m labellisé « Bateau d’intérêt patrimonial » qui a conservé son mât de charge de 15m de haut – Bateau aux courbes prononcées pour affronter les vagues en Zeelands. Le bateau est amarré pour une lecture du public disposé sur la berge ou le quai – La Jauge public maximum en fonction des sites est estimé à 1000 personnes –
Fonctionnel, L’ancien mât de charge du bateau constitue l’agré principal permettant au public sur berge d’avoir une lecture optimal puisque aérienne. Il permet une multitude d’accroches et de suspensions pour les artistes. Les trois dimensions aériennes seront ici traitées pour mettre en scène les trois dimensions aquatiques.

Les personnages :

Le capitaine du bateau ( masque) constitue le personnage. Les autres artistes danseurs et acrobates constituent l’élément aquatique ( les vagues) . Le masque change de portage en fonction des disciplines développées. Il est porté par l’artiste le moins alerte dans les différentes disciplines. Il est alors mise en scène théâtralement en contrepoint des éléments, pour faire ressortir la position humaine d’être dedans tout en étant extérieur à l’élément. Il se fait emmener, emporter, porter. Il lutte, s’accroche, se laisse faire… un peu gauche, burlesque et décalé.

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